Troubles visuels des écoliers : les signes qui ne trompent pas

Pour bien grandir et réussir à l’école ou dans l’enseignement supérieur, il est fondamental de bien voir. 80 % de l’évolution du système visuel conditionne le développement global de l’enfant.

Les enfants et les jeunes confrontés à un problème de vue sont bien plus nombreux qu’on ne le croit ! Chaque année en France, 1 enfant sur 7 nait avec un problème oculaire. L’amblyopie, notamment, concerne entre 3 et 4 % des enfants. Plus tard, entre 5 et 6 ans, un enfant sur 4 présenterait un défaut visuel. Puis, après 6 ans, c’est la myopie qui se développe et concerne environ 30 % des moins de 20 ans, un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Ces chiffres incitent à la vigilance. Des contrôles de la vue à tous les âges permettent d’éviter d’exposer les enfants et les jeunes à des risques inutiles.

A l’école, la vue c’est l’avenir !

Les conséquences d’une mauvaise vue peuvent être très handicapantes. Une amblyopie non traitée avant l’âge de 2 ans peut se traduire par une déficience à vie. Un défaut visuel non corrigé avant 6 ans peut compromettre l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, ainsi que le développement psychologique de l’enfant. Un enfant souffrant d’un déficit de vision de près aura des difficultés à apprendre à lire car sa vision des lettres est brouillée. Une vision du relief défaillante engendrera déséquilibre et maladresses tandis qu’une vision de loin insuffisante provoquera des fautes d’inattention ou un manque d’intérêt pour l’environnement de la classe. Sans oublier la vision des couleurs qui peut gêner l’enfant dans certaines matières, en particulier la géographie. L’impact peut être également physiologique, avec l’apparition de troubles posturaux d’adaptation – asymétrie des épaules ou du bassin, pied affaissé, tête penchée – pour compenser la vision défaillante.

Leur vue est sollicitée à tous les instants de la scolarité. Or, les parents ou les enseignants n’ont pas toujours les clés pour déceler certains problèmes visuels qui peuvent engendrer des difficultés ou retards scolaires. Si vous trouvez votre enfant inattentif ou dispersé, si vous le voyez froncer les sourcils, faire des fautes en recopiant, copier sur son voisin, ou écrire à côté des lignes, s’il se plaint de maux de tête en fin de journée, il s’agit probablement de signes de troubles de la vision et l’avis d’un ophtalmologiste permettra de les déceler rapidement.

90% des apprentissages se font par la vision. Inscrire les contrôles de la vue des petits et des grands parmi les priorités de la rentrée permettra de leur donner toutes les chances de réussir leur parcours scolaire ou universitaire.

 

De nombreuses études à travers le monde démontrent la corrélation entre troubles de la vue et troubles des apprentissages. L’une des toutes premières, menée à Beauvais sous l’égide de l’AsnaV dans les années 90,

avait conclu que les performances scolaires étaient au rendez-vous dès que les corrections appropriées étaient apportées. C’est exactement ce qu’il vient d’être démontré par des chercheurs américains de Baltimore. Après avoir équipé de nouvelles lunettes un groupe d’enfants atteints de troubles de la vue, ils ont constaté une nette progression de leurs résultats lors de tests de lecture et de mathématique (cf. article de Ouest France)