Avec la rentrée, quelques conseils pour la vue de vos enfants

27 juin 2020
De retour à l'école, il est toujours aussi essentiel de s'assurer que les enfants ont les capacités visuelles adaptées pour réussir leurs apprentissages, avec ou sans masque !
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A l’occasion du confinement, en s’improvisant enseignants, certains parents ont peut-être remarqué que leurs enfants éprouvaient quelques difficultés à lire ou adoptaient des comportements visuels suspects, comme de coller leur nez sur leurs livres ou de s’approcher très près des écrans. L’AsnaV leur propose de s’informer sur les signes qui laisseraient supposer une anomalie visuelle.

Quelques signes révélateurs

Problèmes de concentration, fautes d’inattention, confusions de lettres proches… sont autant de signes qui peuvent alerter les parents. Les enfants ne se rendent pas compte qu’ils voient mal et c’est par la pratique de certaines tâches qu’il est possible de le détecter. Ainsi,

  • Si l’enfant éprouve des difficultés à se concentrer, s’il se fatigue vite ou s’il est particulièrement agité en fin de journée, il est possible qu’il soit hypermétrope*.
  • S’il a besoin de se rapprocher de ses livres ou de ses cahiers, s’il plisse les yeux pour regarder au loin ou s’il fait des fautes d’inattention en recopiant, il pourrait alors présenter des signes de myopie*.
  • S’il dessine de travers, s’il n’écrit pas sur les lignes, s’il confond des lettres comme le B et le P, le O et le C ou le H et le N, c’est peut être un signe d’astigmatisme*.

Quoi qu’il en soit, pas de panique ! Ces anomalies se dépistent facilement chez l’ophtalmologiste et, si elles sont avérées, se corrigent tout aussi aisément par le port de lunettes.

Et pour les plus petits

Même avant le début des apprentissages, il est possible de repérer si un enfant présente un défaut visuel. Quelques indices dans son comportement sont particulièrement révélateurs de troubles : si l’enfant tourne sa tête ou ferme un œil pour regarder un objet, une personne ou au loin, s’il est souvent maladroit, s’il chute ou se cogne fréquemment, surtout du même côté, il s’agit peut-être d’un problème de vision binoculaire, c’est-à-dire que les deux yeux ne fonctionnent pas correctement ensemble.

Deux tests à faire en famille

  • Jouer au pirate, en cachant un œil avec un foulard et observer la réaction de l’enfant. Observer sa réaction, puis cacher l’autre œil. S’il proteste d’un côté mais pas de l’autre, il est fortement conseillé de consulter un ophtalmologiste.
  • Séance photo : prendre une photo de l’enfant de face avec le flash, en se plaçant assez loin pour ne pas l’éblouir. Vérifier ensuite si les reflets dans la pupille sont symétriques. Dans la négative, cela peut être dû à un strabisme, non apparent, pour lequel il est également nécessaire de consulter rapidement.

Les parents en demande d’information

Ces rappels sont nécessaires car beaucoup de parents se déclarent peu ou mal informés sur la santé visuelle de leurs enfants comme en témoignent quelques données du baromètre de la santé visuelle 2019 et au cours d’une étude qualitative réalisée la même année. Ainsi, pour exemple, 73 % des parents estiment inutile une visite chez l’ophtalmologiste avant l’âge de 3 ans, alors que les professionnels de santé s’accordent à considérer cette visite nécessaire, voire indispensable en cas d’antécédents familiaux. Et parmi les verbatim recueillis lors d’entretiens individuels, beaucoup signalaient l’absence de plainte des enfants –contrairement aux dents, l’œil ne fait pas mal ! – ou encore le caractère non obligatoire des visites de prévention auxquelles les parents seraient enclins à se soumettre.

Alors, en cas de moindre soupçon, mais sans affolement, ne pas hésiter à prendre un rendez-vous dès maintenant pour faire effectuer un bilan complet par l’ophtalmologiste.

retrouvez la définition de ces troubles dans le dossier  Troubles ou pathologies