Au volant, la vue c'est (toujours) la vie!

6 mai 2020
En mars, la Sécurité Routière a dénombré un nombre d'accidents mortels en baisse d'à peine 40 %, une diminution, certes, attendue mais relative compte-tenu de la situation particulière que nous vivons avec le confinement.
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Alors, que sur les routes, seuls circulent les personnels indispensables à la vie de la nation, il est possible de s’étonner de ce résultat. C’est pourquoi l’AsnaV, en s’appuyant sur son célèbre slogan « Au volant, la vue c’est la vie », rappelle combien il est important d’avoir de bonnes capacités visuelles pour prendre le volant, conseils qui s’adressent en priorité à tous ceux qui travaillent actuellement pour maintenir notre santé, notre sécurité et notre confort quotidiens.

Conduite de nuit, vigilance maximale

Quand la lumière faiblit, la rétine n’est plus capable de voir les détails, notre pupille s’élargit et le cristallin accommode moins bien. L’acuité visuelle diminue de 1 à 5 dixièmes. Le champ visuel perd 30%, les reliefs sont moins précis et le temps de récupération à l’éblouissement augmente. Tous les défauts visuels, même minimes, majorent ces effets physiologiques. Il est donc important de se corriger, même, et surtout, si l’on effectue que des petits trajets. Pour rappel, la conduite de nuit ne représente que 10% du trafic routier mais est responsable de 50% des accidents mortel.

Ajoutés à cela le stress et la fatigue qui affectent, en particulier, le personnel soignant, il est à craindre que ces populations soient les principales les victimes de la route.

Prudence la journée aussi

Les jours rallongent et depuis le début du confinement, il fait souvent très beau. Si le soleil est bon pour notre moral et pour notre organisme, notre système visuel déteste les variations brutales de lumière, qu’elles soient générales ou ponctuelles. L’éblouissement altère les performances visuelles et peut provoquer des réactions douloureuses. Et il va surtout générer ce que l’on appelle un scotome, c’est-à-dire une tâche noire au centre de la vision au-delà de laquelle on ne voit plus rien. Cette « aveuglement » peut durer de 30 à 40 secondes, dans le cas d’un fort éblouissement, avant le retour à une vision normale.

Or, 30 secondes sur autoroute à 130 km/heure, c’est plus d’1 kilomètre sans voir correctement. Et même en ville, cela représente plus de 400 mètres, au long desquels tout peut arriver ! De plus, la capacité de l’œil à s’adapter à la lumière varie en fonction des individus, de leur âge, de leurs éventuelles pathologies, de leurs traitements mais aussi de leurs défauts visuels. Un astigmate, par exemple, sera beaucoup plus sensible.

Or, 30 secondes sur autoroute à 130 km/heure, c’est plus d’1 kilomètre sans voir correctement. Et même en ville, cela représente plus de 400 mètres, au long desquels tout peut arriver !

De plus, la capacité de l’œil à s’adapter à la lumière varie en fonction des individus, de leur âge, de leurs éventuelles pathologies, de leurs traitements mais aussi de leurs défauts visuels. Un astigmate, par exemple, sera beaucoup plus sensible.

Vérifier régulièrement sa vue et porter ses lunettes, deux gages de sécurité

Plus de 30%* des porteurs de lunettes déclarent ne pas les porter lorsqu’ils conduisent, principalement par oubli ou négligence. C’est souvent pour effectuer des trajets quotidiens, sur des parcours familiers que ces comportements sont les plus fréquents.

Or, les études** démontrent que beaucoup d’accidents ont lieu sur le trajet domicile – travail, sur de courtes ou moyennes distances (14% des accidents mortels, 38% des accidents corporels). De plus, la diminution du trafic et le désir de rentrer chez soi le plus rapidement possible peuvent amener à prendre plus de risques qu’en temps ordinaires. Aussi, pour toutes les personnes qui doivent utiliser leur véhicule,

  • n’oubliez pas de porter vos lunettes, si celles-ci vous ont été prescrites,
  • ayez toujours une paire de lunettes de soleil à portée de main,
  • en cas d’urgences (constat d’une baisse d’acuité ou lunettes cassés…) les ophtalmologistes peuvent toujours vous recevoir (60% des cabinets sont ouverts) et les opticiens ont mis en place une plate-forme https://www.urgenceopticien.fr/ sur laquelle on peut retrouver la liste de ceux qui sont ouverts ou accueillent sur rendez-vous.

* baromètre de la santé visuelle 2019 – OpinionWay pour l’AsnaV

** source ONISR